Selon la définition personnelle suivante, la notion de non-localité est une zone d’influence, donc, par extension (sic) de communication, de probabilités d’expression d’être, càd de caractèristiques prédéfinies d’un objet quelconque. Pourquoi prédéfinies ? Parce que si l’on suppose qu’il y a objet, alors on détermine d’office que quelque chose existe selon certains paramètres : on donne ainsi une frontière à l’objet même, quand bien même cette frontière n’est que virtuelle ou mathématique, d’autant que cette frontière ne renferme l’expression que d’un seul possible : c’est ici (ou là) que peut s’exprimer tel objet et pas un autre.
Cependant, la non-localité en elle-même ne supporte aucune notion de limite expansive.
Ainsi, elle peut se déployer théoriquement à l’infini, dans toutes les directions, selon tous les angles possibles à partir d’un point de départ, point de départ s’entendant aussi bien existant que non-existant.
La non-localité peut donc s’étendre, se déployer selon une fractale exponentielle. Cependant, la non-localité n’est pas une entité unique, mais une entité fragmentée. C’est un tout (puisqu’elle peut se trouver partout, y compris à des échelles différentes de celle d’origine), mais un tout qui a des naissances multiples, et, où chaque partie contient le tout, càd la définition de la non-localité. Ce qui d’ailleurs est un atout majeur, puisque chaque partie peut disparaître, sans que le tout n’en soit affecté : c’est déjà l’expression induite de la continuité, donc l’expression d’un temps quelconque, mais surtout une puissante pérennisation pour que l’essence de l’être ait la chance de voir le jour et perdure (redondance volontaire).
Or, dès l’apparition de ces zones d’expression, totalement autonomes les unes des autres, puisque correspondant aux zones d’expression de chaque objet qu’elles supportent et dont elles offrent l’opportunité d’être autrement que virtuellement, il existe une possibilité d’interaction, ne serait-ce que par recoupement de toutes les zones de non-localité dédiées à chaque objet.
Parce que 2 solutions s’offrent à nous :
1) soit les diverses zones de non-localité s’épanouissent côte-à-côte, parallèlement ;
2) soit, elles s’épanouissent en tout sens en donc elles finissent pas se rencontrer.
La seconde solutions est la meilleure, car, ainsi, cela permet aussi l’expression concrète de certains possibles qui forment l’objet en lui-même : c’est parce que la zone d’expression de l’objet rencontre une autre zone d’expression d’un autre objet et que se confrontent ainsi les divers paramètres dont est pourvu chaque objet, que chacun peut ainsi exister vraiment : il y a interaction. Et elle commence par les zones d’expression.
Ici, peut s’exprimer X, là Y, et, puisqu’il y a rencontre des zones ici et là, alors 2 objets prédéfinis apparaissent (bien qu’il faille une conscience pour révéler réellement les deux objets, mais cela est une autre affaire).
Tout cela pour dire qu’il existe des barrières interactives. Afin qu’il puisse exister des objets réellement, et non pas en simples possibles.
Et donc, si l’on veut utiliser l’expansion de la non-localité au-delà même de l’expression des objets réellement exprimés, alors il va falloir compter avec ces mêmes barrières.
De plus, puisque l’on passe d’une échelle microscopique à une échelle macroscopique, voire à une échelle intermédiaire, alors il s’avère que les forces universelles vont aussi interagir. Elles-mêmes s’exprimant de manière expansive tout en respectant leurs champs d’applications, donc toujours en interagissant entre elles, mais également avec les zones d’expression de la matière.
Aussi, vouloir utiliser la non-localisation primitive suppose qu’il faille savoir déjouer toutes ces barrières interactives qui s’opposent à un usage aisé.
Car toutes les barrières interactives sont gage d’une certaine stabilité temporaire, afin que les choses existent telles quelles, au moins un certain temps. Càd un temps sans grand bouleversement.
En effet, à chaque fois qu’un paramètre essentiel de stabilité est bousculé (même si le système est dynamique : puisque ce dynamisme suit toujours la même logique il est alors considéré comme stable), donc à chaque fois que la force d’inertie du système tout entier est perturbée, alors, il y a possibilité de transformation (mutation), parce que des ouvertures permettent le passages d’informations, les barrières interactives s’écartent sous l’influence du bouleversement temporaire, la coercition devient moins rigide. Il sera donc difficile de trouver des ouvertures au cœur de cette inertie systémique afin d’atteindre la cible visée, en dehors des périodes favorables. Bien sûr, difficile ne veut pas dire impossible.
C’est ici qu’intervient le mot tabou en science actuelle : le déterminisme… Ce qui n’enlève en rien le probabilisme scientifique, mais vient le compléter.
Parce que pour définir les failles dans l’inertie du système, il va falloir pouvoir les déterminer, càd chercher tous les paramètres possibles et imaginables, qui permettront d’éviter ou de contourner ces barrières interactives, de glisser dessus, voire de les utiliser. Car je suppose qu’il n’est pas concevable, aujourd’hui (demain peut-être) de bousculer volontairement tout le système, afin de faire passer une information.
Bien sûr je parle du passage de l’information via le canal de la non-localité destiné à l’objet ciblé et non pas d’une mutation aléatoire produite au cœur de l’organisme, càd l’information elle-même.
Une fois tous les obstacles de diffusion surmontés, il va falloir trouver quoi envoyer, ou plus exactement, c’est l’inverse qu’il faut faire : d’abord trouver l’information, ensuite ouvrir le canal.
Ainsi, si jamais le canal était dors-et-déjà ouvert et qu’une information était déjà en préparation, il faudrait alors connaître impérativement les effets encourus en fonction de cette même information. Ce qui veut dire que la mutation éventuelle du virus doit certes être efficiente, mais surtout qu’elle n’engendre aucune complication pour les porteurs du virus, ni n’engendre d’autres types d’infections.
Ce qui signifie que la recherche et l’expérimentation sur le virus doit être en amont de l’ouverture du canal de diffusion, afin de ne pas envoyer des messages qui auraient des conséquences néfastes et irréversibles. En tous les cas il n’est aucune place à l’improvisation.
En conclusion, les obstacles sont nombreux, il va falloir les connaître et les reconnaître, mais les possibles offrent l’espoir de pouvoir utiliser un jour le principe de non-localité hors vecteur unique, dans la mesure où l’on saura dresser une cartographie détaillée des chemins les plus opportuns du réel.